L’industrie pharmaceutique en mutation

A l’instar des autres industries telles que les télécoms, la banque ou l’automobile, selon l’Expansion, l’industrie pharmaceutique doit se réinventer, faisant aujourd’hui face à des ruptures majeures.

 

 

 

3 ruptures identifiées

Selon l’Expansion, l’industrie pharmaceutique doit aujourd’hui faire face à 3 ruptures majeures :

  • Une rupture scientifique, avec par exemple « le séquençage du génome qui ouvre de nouvelles voies alors que la recherche traditionnelle a tendance à s’épuiser. »
  • Une rupture économique, alors que la population augmente et que les individus veulent vieillir en bonne santé, « les coûts unitaires des thérapies ciblées mettent les systèmes de financement sous pression. »
  • Une rupture sociétale car « les payeurs mondiaux sont de plus en plus actifs, analysant les données ou coachant des patients. De plus les réseaux sociaux de patients (PatientLikeMe, Orphanet) ou de médecins (Sermo) redistribuent l’information. » menant à une remise en question de la place du médecin comme seul décideur.

Des repositionnements possibles

Selon l’Expansion, dans ce cadre, 3 repositionnements sont envisageables pour les laboratoires et certains les ont déjà mis en place. Soit, un repositionnement en terme de valeur « en se basant sur une recherche innovante, sur des besoins qui ne sont pas encore couverts. » Soit un repositionnement en terme de volumes, « en se concentrant sur les produits familiaux, génériques ou matures, proches de la grande consommation. » Soit un repositionnement en terme de portefeuille, « en assemblant diverses activités (vaccins, optique, appareils médicaux, nutrition, services, électronique grand public…) autour d’un noyau pharmaceutique. » Dans cette dernière stratégie, L’Expansion évoque plusieurs « synergies » possibles pour les laboratoires, comme :

  • La synergie scientifique, comme par exemple dans les cas où « l’activité de génériques est alimentée par les expirations de brevets ».
  • La synergie de compétences, là où « la connaissance de l’écosystème devient une compétence clé permettant aux laboratoires d’articuler produits mais aussi services de santé. »
  • La synergie thérapeutique où certains acteurs servent une pathologie « de bout en bout, par exemple en intégrant glucomètres, insuline, analyse des données ou formation des patients »
  • La synergie produits « les applications parallèles d’un traitement donné, peuvent devenir des relais de croissance. »
  • La synergie financière « où les laboratoires analysent l’intérêt des complémentarités financières. »

En définitive, pour l’Expansion, l’industrie pharmaceutique résume les défis stratégiques qui se retrouvent dans beaucoup de modèles industriels. « Elle doit clarifier son positionnement dans un paysage évolutif, clarifier l’essence de son core business, redéfinir les limites de l’entreprise et aligner son modèle opératoire en matérialisant de réelles synergies. »

Pour en savoir plus :

La mutation de l’industrie pharmaceutique – L’Expansion

Crédit photo : Leem