La santé au bout du doigt

C’est incontestable, et chacun l’aura remarqué, les applications smartphones orientées santé ne cessent de fleurir ! Aujourd’hui, on en compte près de 100 000… Face à ce rapide essor, la Commission Européenne a décidé de lancer une consultation sur la santé mobile.

La santé mobile (m-santé), étroitement liée à la santé en ligne (e-santé), vise à se servir des technologies de l’information et de la communication dans le but de perfectionner les produits, services et processus de santé et de compléter l’offre médicale plus « traditionnelle ».

De formidables perspectives

L’objectif de la consultation lancée le 10 avril dernier par l’UE est simple : travailler avec le public pour trouver des moyens d’améliorer la santé et le confort des Européens grâce à leurs téléphones, tablettes et autres outils connectés. « Les citoyens pourront mieux prendre en charge leur propre santé et leur bien-être », s’enthousiasme Neelie Kroes, la vice-présidente de l’organe exécutif de l’UE.

La santé mobile doit permettre de procurer une plus grande autonomie au patient qui peut maîtriser, lui-même, sa santé. Elle a aussi comme mission de renforcer l’efficacité des systèmes de soins et promet de belles opportunités pour les services innovants, avec, notamment, la création de nouvelles entreprises.

La sécurité avant tout

Des applications santé, il en existe déjà de toutes les sortes : pour mesurer sa pression artérielle, surveiller son poids, veiller à ne pas oublier ses médicaments, évaluer sa douleur, etc.

Parmi les plus de 97 000 applis sur le marché, 70% concernent le grand public et 30% sont destinées aux professionnels de santé.

La gestion d’applications connectées soulève, toutefois, plusieurs interrogations liées à la sécurité et à l’utilisation des données exploitées. La Commission Européenne estime qu’il est capital d’informer les parties prenantes sur les obligations juridiques applicables aux applis de m-santé. Par exemple, les renseigner sur les règles de protection des données et sur l’obligation d’obtenir le marquage « CE » pour les applis qui seront reconnues comme des dispositifs médicaux. L’importance d’établir une relation de confiance entre les professionnels de santé et les citoyens et d’éduquer le grand public à une bonne utilisation de ces applications est également soulignée par Bruxelles.

En outre, l’UE est d’ores et déjà très engagée dans la recherche sur la m-santé. Elle finance, en effet, plusieurs projets… Notamment un dont le but est de permettre aux personnes souffrant d’insuffisance rénale de contrôler leur dialyse grâce à leur portable.

Il n’est pas étonnant que la Commission Européenne surveille de près le marché de la m-santé.  Utilisée à bon escient, celle-ci laisse entrevoir de formidables perspectives. En 2017, 3,4 milliards de personnes posséderont un smartphone et la moitié d’entre elles devrait utiliser des applis santé…

Si vous souhaitez participer à la consultation pour aider au bon développement de la santé mobile, vous pouvez cliquer ici. Vous avez jusqu’au 3 juillet !

 

Source : Europa – La santé en poche : libérer le potentiel de la santé mobile

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